Le Régime capitaliste, système de rapport social d'exploitation, parmi les produits issus de sa créativité dispose des prêts (souverains), les dettes (bancaires) et le vampirisme de la rentabilité.
Nos triples A la mode Dukan amaigrissent les plus fragiles. Cette perte de poids compte pour tous les examens à venir et les médecines qu'ils veulent de force nous faire ingurgiter.
Donc plutôt que ce genre de régime, si on revenait sur le fond ?
Parce qu'enfin entre ceux qui jouent les croque-morts, ceux qui dramatisent pour jouer ensuite les croque-morts, ceux qui refusent de s'attaquer à la cause de la maladie ayant causé la chute du troisième Appendice, il y a besoin d'aider à recadrer pour éclairer.
Pour réaliser ce dont ils ont besoins (et il y a là déjà plus que matière à débat pour peser sur les orientations), les états qui ont décidé de ne plus se financer par la fiscalité tant que celle-ci pourrait taper le capital de façon progressive et donc désavantageuse pour les plus riches. Sa solution étant primo de lui laisser se gaver sur ce que l'état gérait. Ce sont les privatisation. Secondo d'emprunter au capital au lieu de l'imposer ce qui en plus lui assure des profits aussi luxueux que garantis.
Mais comme le capital c'est le …capital, il veut bien prêter mais avec des intérêts.
Selon ses critères, plus tu es crédible (au sens avoir du crédit et donc en capacité de le payer), moins tu paies de façon usuraire. Cela sert à justifier l'orientation. Ce sont les notes qui étalonnent ces capacités.
C'est ainsi que les notateurs (les agences de notation-AdN) dictent leurs lois aux états... au nom de ceux qui les possèdent et les pilotent.
Ayant accepté d'abandonner leur souveraineté en vendant leur droit de battre monnaies à un organisme privé supranational (BCE) contre un seau de gravillon à glisser dans les chaussures des peuples, ceux-ci se voient prescrire par les décideurs et propriétaires du Capital, via leurs valets installés par eux, les modalités de l' organisation financière et fiscale de chaque pays pour rémunérer les capitaux qu'ils ont été forcés d'emprunter.
Et comme le disait De Closet, ce vieux réac théologien de leur idéologie frelatée, pour eux, c'est "toujours plus".
La note valide deux choses : la limite entre ce que l'état peut faire pour répondre aux attentes politiques et sociales et d'autre part le sens et le niveau des concessions que les états doivent imposer à leurs citoyens pour plus et mieux gaver le capital en faisant reculer les contenus sociaux et porter des choix politiques pérennisant ces orientations.
En quelque sorte nous sommes devant la situation suivante :
Avant, moi état souverain, je prenais 10 milliards de monnaie pour financer mes besoins, crédits abondés par la fiscalité adossée aux richesses produites sur mon territoire.
Aujourd'hui "grâce" au traités de l'UE et ses cousinages "on the World" je dois emprunte. ses 10 milliards. A 2%. Et donc au bout de 10 j'aurai du rembourser au total :
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10 |
0,2 |
10,2 |
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10,2 |
0,204 |
10,404 |
|
10,4 |
0,208 |
10,608 |
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10,6 |
0,212 |
10,812 |
|
10,8 |
0,216 |
11,016 |
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11 |
0,22 |
11,22 |
|
11,2 |
0,224 |
11,424 |
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11,4 |
0,228 |
11,628 |
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11,6 |
0,232 |
11,832 |
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11,8 |
0,236 |
12,036 |
|
12 |
0,24 |
12,24 |
Soit pour 10 d'empruntés2.24 d'intérêt pompés aux peuples qui remboursent la dette contracté par leur état.
Comme ici celui-ci etait stable: une activité économique assurant d'autres profits dans des conditions sociales où la part des revenus du travail reste bas, avec ses 2%, vu de wall street ou de la City, on est pas mal. C'est ce qui va donner le "tripleuhâ". Mais il y a encore non pas du grain à moudre mais à ensiler.
Comment le récupérer ? C'est là le génie du capital il ne copie pas ou ne cherche pas à recommencer, il sait inventer …à l'intérieur de sa nature et ses besoins.
Si quand tout va bien il me paie à 2%, comment les faire payer à 2.5% ? Faire que ça aille plus mal.
Dire que les grèves, les retraites, la santé, l'école, la doyenne qui vit trop vieille, les gosses trop nombreux, les diplômés pas assez et les pauvres peu économes font baisser la note.
Bingo c'est trouvé ! La méthode Guy Béart:
Suppose qu'on ait d'l'argent
Et qu'on soit intelligent
Pour pas faire les imbéciles
On va bouger les décilles…
Suppose qu'on ait d'l'argent
Et qu'on soit intelligent
Pour pas faire les imbéciles
On va bouger les décilles
Et faire payer les familles...
Donc en prétextant que l'état qui nous doit cet argent est endetté (et pour cause dans leur logique) et donc que le remboursement est risqué, "on"-les AdN- est obligé de baisser la note puisque moins de garanties. D’où un AAB qui a pour conséquence de prêter à 2.5%.
Reprenons notre tableau et ces 10 milliards d'unité monétaires :
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10 |
0,25 |
10,25 |
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10,25 |
0,25625 |
10,50625 |
|
10,50625 |
0,26265625 |
10,7689063 |
|
10,7689063 |
0,26922266 |
11,0381289 |
|
11,0381289 |
0,27595322 |
11,3140821 |
|
11,3140821 |
0,28285205 |
11,5969342 |
|
11,5969342 |
0,28992335 |
11,8868575 |
|
11,8868575 |
0,29717144 |
12,184029 |
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12,184029 |
0,30460072 |
12,4886297 |
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12,4886297 |
0,31221574 |
12,8008454 |
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12,8008454 |
0,32002114 |
13,1208666 |
Sur 10 ans nous passons d'un niveau de profits de 2,24 milliards (22.4% des montants "prêtés") à 31.2 milliards (en se rappelant que chacun des cent-millièmes de décimales représente plusieurs dizaines d'années de RSA).
Comment faire passer l'escroquerie ? C'est l'enjeu de leur guerre idéologique qui justifierai un prix et une statue, voire une bourse d'études à Dauphine au nom de F De closet cité plus haut : d'abord en baptisant dettes ce qui n'est que le résultat d'une spoliation.
Reprenons notre constitution qu'ils cherchent pour la supprimer à d'abord la contourner depuis le traité de Rome jusqu'à la forfaiture de Lisbonne. Son préambule commence par "Nous peuple souverain" (héritage de 89) c'est bien le peuple qui est souverain, pas l'état qui n'est qu'outil d'exercice de cette souveraineté.
Sauf que le défaut de souveraineté provoqué par les choix politique portés par l'UE est le moyen de brancher les richesses issues du travail des producteurs sur les coffres de ces "prêteurs".
/http%3A%2F%2Fwww.planetenonviolence.org%2Fphoto%2Fart%2Fdefault%2F555291-677773.jpg%3Fv%3D1289419743)
"Prêteurs" qui sont les mêmes que ceux que la fiscalité mise en œuvre depuis l'invention de la TVA par Rocard avec son complice Giscard éloigne toujours plus de leur devoir de participation à la richesse commune.
Si les forces politiques dominantes arrivent à embobiner la majorité des peuples, cela donne le résultat grec : Les potentats, nababs, armateurs, clergés, capitalos usuriers sévissant en Grèce mettent le peuple sur le sable (même plus de paille). Moyens dès lors de pousser les feux, pour "aider" la Grèce ils prêtent. Mais d'abord, prudence du coffre fort, sous formes d'obligation garantie et exigent 5.5% de taux d'intérêts.
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10 |
0,55 |
10,55 |
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10,55 |
0,58025 |
11,13025 |
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11,13025 |
0,61216375 |
11,7424138 |
|
11,7424138 |
0,64583276 |
12,3882465 |
|
12,3882465 |
0,68135356 |
13,0696001 |
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13,0696001 |
0,32674 |
13,3963401 |
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13,3963401 |
0,7367987 |
14,1331388 |
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14,1331388 |
0,77732263 |
14,9104614 |
|
14,9104614 |
0,82007538 |
15,7305368 |
|
15,7305368 |
0,86517952 |
16,5957163 |
|
16,5957163 |
0,9127644 |
17,5084807 |
Et donc Grace aux "AdN" les "marchés financiers" vont encaisser 7.5millirads sur 10 ans pour 10 milliards "prêtés".
Mais comme les pôvres, en allant sur des marchés spéculatifs à risques, zont perdu des sous (provenant des rentes que leur produisent les peuples- voir ci dessus,). Fallait biens les aider, des victimes de la crise. Donc la BCE au nom de l'interdiction des états à souveraineté limitée d'user de leurs richesses a branché sans limite (vous pouvez vérifier) l'argent public vers les coffres des banques réceptacles de ces marchés.
Pour sauver la déontologie, la BCE prête à 1% (les USA ont prêter à leurs banque à 0.01%).
Qui parmi les lecteurs de La Canaille a eu droit à des taux aussi intéressant pour remplacer sa vieille cuissière à gaz ou acheter un lit pour la gamine qui grandit? Du quasiment 10 ans sans frais vous en connaissez?
Regardons ce que cela donne :
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10 |
0,1 |
10,1 |
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10,1 |
0,101 |
10,201 |
|
10,201 |
0,10201 |
10,30301 |
|
10,30301 |
0,1030301 |
10,4060401 |
|
10,4060401 |
0,1040604 |
10,5101005 |
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10,5101005 |
0,10510101 |
10,6152015 |
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10,6152015 |
0,10615202 |
10,7213535 |
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10,7213535 |
0,10721354 |
10,8285671 |
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10,8285671 |
0,10828567 |
10,9368527 |
|
10,9368527 |
0,10936853 |
11,0462213 |
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11,0462213 |
0,11046221 |
11,1566835 |
Récapitulons : pour recevoir 10 sur 10 ans cela coutera 1.15 aux banques.
Ces mêmes 10 prêtés à la Grèce sur la même durée lui rapporteront 7.5 (vous avez bien lu, un taux de rentabilité de 175%).
Or en novembre 2011, ce sont 30 milliards d'€uro qui ont été ainsi mis à disposition de la Grèce, sur un total de 106 qui de façon diverses en fonction des taux vont abonder les coffres des banques à partir de l'argent public qui leur aura été généreusement donné (à 1%, c'est cadeau).
Certains vont avancer "tes chiffres sont faux puisque il faut prendre en compte la part du capital emprunté qui est remboursée".
Candides !
Ce serait trop simple. En vérité si la BCE effectivement prête aux banques qui font entrer ces sommes dans leurs livres, les crédits qu'ensuite elles autorisent ne sont pas prêtés mais, convertis en obligations, ils ne rentrent pas sur les lignes de compte du budget du pays emprunteur mais reste dans ceux des prêteurs. Ces états sont ainsi captifs des banques. Il s'agit juste d'une sorte autorisation de découvert garantie par les vampires de la finance contre engagement de plus encore pomper le sang des peuples.
Ce lien avec le Figaro (en la matière une référence va vous montrer comment cela se combine : link.
Conclusion le système à besoin de faire semblant de lutter contre ses faux déficits qu'il fabrique pour garantir la circulation sans entrave des richesses produites vers ses coffres.
Il a besoin d'état fort voir répressifs pour étanchéiser les branchements.
Il n'a surtout pas besoin que cesse ces "déficit" qui lui assure la manne. C'est d'ailleurs pourquoi leurs recettes sont tout sauf des remèdes à la crise. Depuis que les médecins qui ont sorti la science des mains des charlatans et grâce à Molière qui a traité du sujet, on sait que soignerl'anémie par la saignée met plus de monde au Père Lachaise qu'elle ne fabrique de sportif de haut niveau.
Molière a aussi montré que ceux qui remplissaient les cimetières ne se recrutaient pas parmi ces manieurs de scalpels.
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Reste à rejeter les scalpels, arracher les cautères et embastiller les voleurs, agioteurs et autres spéculateurs. Reste à isoler les radoteurs qui battent la campagne pour faire croire à leur médecine.
C'est une bonne idée d'aller dénoncer les AdN. Elles ont leur part (conséquente) de responsabilité. Mais contre le réchauffement climatique, on s'en prend au cause ou seulement aux fabriquants de thermomètres?
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