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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Plus sérieux que le précédent. Pipeau comme art du camouflage.

Publié le 21 Novembre 2012 par canaille le rouge in Pour réfléchir ensemble

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La canaille commence à manifester un zest d'irritation qui va grandissant à chaque fois qu'une nouvelle couche de feuilletage s'ajoute à un pâté déjà indigeste et qu'on continu à vouloir nous faire ingurgiter :


"Ce gouvernement fait fausse route"

"Le Pouvoir ne tient pas ses promesses"

"Hollande a capitulé"

"Le gouvernement recule devant la droite"


Version plus colère le même

  "se couche devant la réaction".

 Ceux qui profèrent ce genre de truisme mesurent-ils la nature de leur propos ?

A quoi vous attendiez-vous ?

Voir Ayrault transformer le Palais d'hiver en maison de la Culture ?

Hollande quitter ses sabots pour faire un pas de deux avec l'autogestion ?

Moscovici et Montebourg installer des conseils ouvriers dans les entreprises et Sapin mettre à Fleury-Mérogis les délinquants du code du travail ?

Quand cela vient de jeunes qui pensaient en chassant Sarkozy faire d'une pierre deux coups "clore une époque et ouvrir l'avenir", cela peut se comprendre, c'est même réjouissant.

Quand cela vient de militants du PS qui devant les faits, malgré leur indignation, couleuvre après couleuvre ingurgitées, en redemandent, on peut les plaindre pour leur manque de discernement.

Quand cela parcoure le discours de militants en responsabilités politiques, syndicales, associatives ayant plus d'heures de vol au compteur que de reste de duvet juvénile sous les ailes, c'est à se demander si leur crédulité est réelle ou de façade… comme complice. C'est en tout cas, pour ceux qui les suivent, affligeant.

Parce qu'enfin. Quelle alternative attendre de gens qui dans tous leur choix de fond sur les plus de cinquante dernières années (en fait presque un siècle) ont accompagné et partagé les choix de ceux qu'ils prétendent combattre, permettant aux combattus de garder leurs positions ?

Des guerres coloniales au TSCG en passant par la casse des secteurs industriels, les privatisations des outils publics de service et d'indépendance nationale, qu'on me cite un exemple ou spontanément sans qu'une main énergique les tienne par le col et un pied qui le soit tout autant pour leur botter les fesses, la SFIO-PSsuccesseur  ait marqué la moindre rupture avec le capital ?

Par contre et nos mêmes déçus de Solferino serait plus pertinent à enseigner à ceux qui persistent à leur faire confiance combien les dit Socio-démocrates, de "pause" à "on n'a pas les moyens", "l'état ne peut pas" etc. sont passés de pratiquants à experts en pédagogie du renoncement et sont devenu les premiers fabricants de vaseline idéologique pour faire glisser les mauvais coups.

C'est là que Canaille le Rouge s'énerve un tantinet.

Qu'on se trompe cela peut arriver. Deux fois cela devient grave. Trois fois ce n'est même plus de la gourmandise mais de la complicité.

Des lecteurs et amis qui partagent cette indignation de me dire ;

"tu as raison, mais regarde autour de toi il y a du monde qui tente autre chose "

Ah bon, qui ?

"Le FdG par exemple "

Dans la dénonciation, admettons, encore que. Mais si comme nous en sommes d'accord il s'agit de dire que l'issue est dans la transformation de la société en ôtant les leviers de commande au capital, rien de neuf à l'horizon. Désolé mais il faut appeler un chat un chat et un leurre un leurre. Comment construire un projet de transformation à partir de la volonté de servir d'aiguillon à ceux dont le choix est de nous piétiner ? Merci beaucoup, mais six décennies que je donne, je souhaite autre chose pour mes petits enfants.

"En les stigmatisant ainsi tu aides objectivement l'ennemi".

Ah bon ? Et en se taisant on aide qui ? De fait, on laisse les mêmes tirer le peuple dans plus d'aliénation, plus de résignation, soumission et on perfuse à sérum concentré forcé l'idée qu'on y peut rien.

La réduction massive du pouvoir d'achat des familles qu'ils sont très clairement en train de préparer, la sollicitation d'un Gallois qui reprend quasiment mot pour mot les propos de Kessler sur la parenthèse de 45 en changeant d'un an (il choisi 46) l'année de référence, c'est du concret. Ce n'est pas une invention de La Canaille, pas une spéculation antisocialiste.

La dérive à propos du mariage (vous savez par ailleurs ce que Canaille le Rouge en pense, explorer ses p@ges pour ceux qui ne le sauraient pas) ou du vote des étrangers, du point de vue de l'identité progressiste, des valeurs de gauche, ne sont pas que des signes mais bien des gages donnés à la réaction.

" Oui mais le FdG et ses alliés propose de gérer autrement ".

Autrement ? vite, quel projet qui ôte les leviers de commande au capital pour que s'en empare la libre association des producteurs eux-mêmes ? Parce que quand même, les repères communistes qui ont participé à porter l'intérêt général contre les appétits particuliers, cœur du programme du Conseil National de la Résistance, où est-il ? Quelle construction à l'heure de 2012 ?

Quel rapport avec ce que dit le P"c"F dont ce qui le conduit à filer les manettes à d'autres (dont lui) , fussent-il bien intentionnés, mais pas pour les casser et reconstruire une autre logique ?

Ce mot d'ordre "l'humain au centre" parait bien sympathique mais faux amis, il désarme la classe exploités alors que c'est un antagonisme de classe majeur qu'il s'agit de dépasser par la subversion des rapports  de production présents par l'appropriation collective.

Un projet à collectivement inventer dans des formes non étatique qui ne génère plus bourgeoisie d'appareil et d'institutions, castes népotiques. Voila la question qui n'est pas débattue alors que sa réponse est seule capable de construire l'alternative au système et sa crise.

Il s'agit du droit de l'humanité à individuellement et collectivement s'organiser pour maitriser son destin, là, P"c"F et FdG avec leurs choix partisans du maintien de pôles privés (qui sont de droit dès lors qu'on parle de pôle public) est tourneur de pipeau. C'est l'instrument dont joue le joueur de flûte entraînant les enfants à la noyade.

 

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